Haiti: la force multinationale jugée insuffisante par sept pays partenaires qui appellent l’ONU à agir

Sept pays, les États-Unis, le Canada, le Salvador, le Guatemala, la Jamaïque, le Kenya et les Bahamas appellent à un renforcement immédiat de la Mission multinationale de sécurité (MMAS), chargée d’épauler la Police National d’Haïti (PNH), dans sa lutte contre les gangs. Ils annoncent également la création d’un « groupe de partenaires » chargé de superviser cette démarche.

Washington, le 28 août 2025 – Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l’ONU via les autorités haïtiennes, les signataires dressent un bilan alarmant : « La MMAS manque de ressources et de capacités pour faire face au défi de plus en plus grand ».

Ils estiment qu’une force élargie, accompagnée d’un bureau de soutien de l’ONU et dotée d’un mandat « robuste » pour l’usage de la force, est indispensable pour réduire le contrôle des gangs sur le territoire.

La MMAS, placée sous le leadership du Kenya, avait été autorisée par le Conseil de sécurité en 2023 pour épauler les forces locales. Plus d’un an après le déploiement, seuls 1 000 policiers de six pays sont actifs sur place, dont plus de 700 Kényans, sur les 2 500 prévus initialement.

Cette initiative des sept pays intervient alors que les groupes criminels exercent un contrôle quasi total sur Port-au-Prince, provoquant une escalade de la violence et fragilisant davantage la sécurité des habitants. L’insécurité perturbe la vie quotidienne, freine les activités économiques et accentue la crise humanitaire déjà présente.

La réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, prévue ce 28 août 2024, constitue une étape cruciale pour définir les contours de ce renforcement et clarifier le mandat des forces multinationales sur le terrain.

Les signataires espèrent qu’une intervention mieux structurée permettra de contenir la criminalité et de restaurer un minimum de sécurité dans le pays.

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