
C’est dans une atmosphère lourde de tristesse et de frustration que la famille, les amis et les camarades de classe de Wanderson Zamy ont assisté à ses funérailles, ce mercredi 27 août 2025, à l’église Saint-Pierre de Pétion-Ville. Il a été tragiquement abattu par une balle perdue le 18 août dernier à Delmas 83.

Petion-Ville, le 27 août 2025
La dépouille de celui qui est allongé dans son cercueil, c’est celle malheureusement du jeune homme de 19 ans, plein d’avenir, Wanderson Zamy.
L’émotion était palpable. Les larmes coulaient sur les visages de ses proches, inconsolables. Camarades de classe, amis de longue date, voisins… tous peinaient à croire à cette disparition brutale. Le Révérend Père Arsène Jasmin, qui officiait la cérémonie, a dans son homélie vivement dénoncé l’insécurité grandissante et les conséquences négatives de la violence armée qui sévit dans le pays. L’homme d’église a lancé un appel pressant aux autorités pour qu’elles mettent un terme à la banalisation de la vie, devenue monnaie courante. Es derniers temps.

Mais au-delà de la foi, c’est le sentiment d’injustice qui dominait. La jeunesse pleure l’un des siens, fauché en pleine ascension. Ses camarades ont promis de faire vivre sa mémoire et de poursuivre ses rêves.
« Wanderson devient un symbole : celui d’une jeunesse sacrifiée dans un pays qui tarde à garantir justice et sécurité, » a confié un ami proche.
Une balle tirée lors d’un sit-in d’enseignants
Wanderson Zamy a été mortellement touché par une balle tirée par un agent de sécurité affecté au Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Ce jour-là, plusieurs agents étaient déployés pour disperser un sit-in organisé par des enseignants stagiaires, venus réclamer leur lettre de nomination.
Face à la pression publique, le ministre de l’Éducation, Augustin Antoine, s’est rendu auprès de la famille endeuillée. Les syndicats d’enseignants, de leur côté, ont fermement condamné l’usage excessif de la force.